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La Société française du gaz et de l’électricité (SFGI) se lance sur le marché de l’énergie via un site de vente exclusivement dédié aux professionnels. Avec Gozpram comme fournisseur exclusif, ce nouveau distributeur dispose d’un atout de poids et propose des réductions de prix substantielles.

Un nouveau venu sur le marché du gaz. La Société française du gaz et de l’électricité (SFGI) lance ce matin son site Internet – SFGI.fr -, avec en toile de fond une activité de fourniture d’énergie exclusivement dédiée à une clientèle professionnelle (PME, TPE, commerçants-artisans…). «Nous voulons innover à un moment crucial pour la libéralisation du gaz en France puisque le 1er janvier 2016, ce sera la fin des tarifs réglementés pour l’ensemble des professionnels, avec l’obligation pour tous de souscrire un contrat à prix de marché», souligne d’emblée le président de SFGI, Éric Ordain.

L’offre 100% numérique de ce nouvel acteur mise d’abord sur la simplicité – «Nous avons bâti un outil au maniement aisé», souligne Eric Ordain – et l’attractivité tarifaire: par rapport aux tarifs réglementés, SFGI propose des rabais oscillant en moyenne entre 20 et 30%. «Compte tenu de la géographie particulière du marché du gaz, où les coûts de transport et de distribution varient selon la distance parcourue depuis le point de livraison, nos prix sont différents d’une commune à l’autre, avec toujours la volonté d’optimiser les prix au maximum.»

Une politique commerciale agressive

SFGI entend aussi faire la différence grâce à ses contrats à prix fixe sur une longue durée: «Là où les autres fournisseurs proposent pour l’essentiel une durée de deux ans, nos propositions prévoient cinq ans, expose Eric Ordain, par ailleurs comme les professionnels aspirent souvent à renégocier leur contrat en amont – pour d’évidentes préoccupations de sécurité d’approvisionnement -, nous nous engageons à maintenir les conditions initiales même si dans l’intervalle les prix de marché ont augmenté.» Parallèlement, le nouvel entrant insiste sur le fait qu’il n’inclue dans ses contrats aucune clause relative à un engagement de volume. Sous-entendu: même les sites qui consomment peu peuvent disposer de prix très attractifs.

Si SFGI est en mesure d’avoir une politique commerciale aussi agressive, c’est que l’entreprise n’avance pas seul. Elle a noué un partenariat avec Gozpram, le géant russe leader mondial du gaz, qui est son fournisseur exclusif en matière de gaz. «Nous ne lui faisons pas concurrence dans la mesure où Gozpram en France est présent avant tout sur le segment des industriels très gros consommateurs, commente Eric Ordain, de notre côté, nous sommes en mesure d’alimenter des sites dont la demande court de 30 mégawatts (MW) par an pour les plus petits jusqu’à 5000 MW pour les plus importants – soit les besoins énergétiques d’une grosse PME.

Un partenariat fondamental

Chez SFGI, on sait bien que la signature de Gozpram pèse lourd dans un univers en pleine mutation: «Beaucoup de consommateurs ignorent encore les règles du fonctionnement du marché gaz et nous devons faire preuve de pédagogie pour leur expliquer les bienfaits de la concurrence. L’argument prix se révèle évidemment très important mais il faut garantir aussi à nos clients qu’ils n’auront pas le moindre problème d’alimentation. En l’occurrence, pouvoir s’appuyer sur un partenaire aussi incontournable que Gozpram constitue un atout fondamental.»

Comment s’est produite la rencontre entre la multinationale du gaz, fournisseur de référence dans la quasi-totalité des grands opérateurs européens, et l’acteur émergent SFGI. «Plutôt que de faire appel à un partenaire avant de bâtir un outil, nous avons agi en sens inverse: nous avons élaboré tous les composants de notre offre – prix, durée des contrats…- avant de voir qui était en mesure de répondre à ce cahier des charges, termine Eric Ordain.

Quels sont exactement les objectifs de SFGI en termes de part de marché? Pour le moment, la prudence est de rigueur car même si la Commission de régulation de l’énergie (CRE) insiste sur l’essor de la concurrence sur le marché du gaz, le nombre croissant des acteurs augure d’une sévère bataille.